mercredi 10 février 2010
El Chalten, ville nouvelle
mardi 9 février 2010
Une journée EXTRAordinaire...
Une journée pourrie...
dimanche 7 février 2010
Portraits de trekkeurs
- le trekkeur organisé : celui qui a l'équipement au complet, toute la nourriture, les cartes... jamais pris au dépourvu. C'est quand même la race la plus répandue.
- le trekkeur "léger" : celui qui part sans tente, sans matelas, sans sac de couchage, sans nourriture et qui dort et mange en refuge. Ça limite un peu les possibilités de circuit ; ça augmente beaucoup le budget, mais c'est faisable.
- le trekkeur touriste : celui qui arrive dans le parc sans savoir quel circuit il va faire, donc sans savoir combien de jours il va rester, sans savoir quels sont les moyens de transport disponibles, où et quand les prendre, sans l'équipement adéquat, sans la nourriture... Heureusement pour lui, il y a des "guardaparques" (garde-parcs ?) très aimables et qui parlent un peu anglais, et des refuges pour les accueillir et les nourrir.
- le trekkeur bavard : celui qui ne peut pas s'empêcher de parler en marchant ou de commenter le paysage : c'est souvent le même que le précédent.
- le trekkeur muet : celui qui ne dit pas bonjour quand on le croise. On pourrait aussi l'appeler le trekkeur malpoli.
- le trekkeur néophyte : souvent affilié au trekkeur touriste ou au trekkeur muet, c'est celui qui ne connait pas les règles de base de la montagne. Par exemple, quand on se croise sur un chemin, c'est celui qui monte qui a priorité et celui qui descend qui doit se ranger pour le laisser passer... enfin, normalement !
- le trekker fainéant : celui qui est encordé à son partenaire et qui se fait tirer pour avancer.
- le trekkeur fumeur : celui qui fume arrivé au camping, mais également en marchant. Je n'approuve pas, mais je me demande surtout comment c'est possible.
- le trekkeur famille : parents + enfants, tous avec sacs à dos et nuit sous la tente. Bravo !
- le trekkeur bébé : déclinaison du précédent. L'un porte le bébé dans un porte-bébé ; l'autre porte le sac à dos. Alors là, chapeau !
Parc Torres del Paine : les sensations
Et bien c'est fatigant pour le corps et reposant pour l'esprit...
On profite de la nature environnante ; on s'arrête quand on veut, où on veut pour admirer un sommet, un lac, un oiseau, un arbre, rien.
On réfléchit ou on ne pense à rien. Ça laisse le temps d'envisager l'avenir immédiat ou plus lointain, de se demander ce qu'on fait ici, de penser aux gens qui comptent, d'essayer d'oublier les autres...
Ça ressemblerait à une scéance de thérapie peut-être, en plus favorable à la santé physique.
Pour moi, les 3 moments phare du circuit ont été :
- la découverte du glacier Grey et des icebergs qui s'en détachent et flottent sur le lac Grey, une merveille naturelle à couper le souffle. Une couleur inimaginable.
- les eaux d'un vert indescriptible du lac Pehoe
- les Torres del Paine, entraperçues entre 2 nuages le dernier jour.
Encore une fois, les photos ne rendent pas justice au lieu.
Parc Torres del Paine : les faits
Quelques éléments pratiques pour commencer.
Le parc Torres del Paine est situé à 100 km au nord de Puerto Natales et à 200 km de la frontière argentine, donc au milieu de...... rien ! C'est un grand parc qui regroupe des sommets aux alentours de 3 000 m, de nombreux lacs et une nature bien préservée. Il porte d'ailleurs le nom d'un groupe de sommets, les Torres del Paine (Tours du Paine) autour duquel il est centré.
Le parc compte 2 principaux circuits de trekking, l'un faisant un grand tour de 8 jours autour des Torres del Paine avec un passage à 1 200 m, l'autre, appelé W car traçant plus ou moins la forme d'un W, est le circuit le plus populaire, 5 jours, qui visite les principales attractions du parc. D'autres petits circuits existent également.
Le parc est parsemé de quelques hôtels de luxe, sur les voies d'accès, de quelques refuges de montagnes et de campings organisés ou libres (en clair, avec ou sans toilette et douche).
Pour ma part, j'ai commencé par un petit circuit de 2 jours, le Pingo-Zapata (je sais, ça ressemble à un nom de clown !) pour me mettre en jambes, puis j'ai enchainé sur le W.
Au total :
- 100 km de marche sur 40 h, 2 720 m de montée, 2 460 m de descente
- 6 nuits de camping au frais
- 3 ampoules aux pieds, des muscles des épaules, du dos, des jambes surdéveloppés
-12 soupes en sachets, 400 g de pâtes, 250 g de riz, 500 g de pain de mie, 300 g de jambon cru, 12 oeufs durs, 700 g de fromage, 7 barres de céréales, 8 barres chocolatées consommés
- 10 l d'eau aromatisée (pour faire passer le goût du Micropur) bus.
Et bizarrement pas tant de fatigue que cela. Quand je compare aux autres trekkeurs rencontrés ou à ceux qui viennent également de finir le tour et sont dans mon hôtel, j'ai l'impression d'être plutôt en très bonne forme. Peut-être que les semaines en altitude entre l'Equateur et la Bolivie m'ont dopée en globules rouges et en résistance cardiaque !
Globalement une journée type c'est réveil entre 7 et 8h, petit-déjeuner, pliage de la tente et rangement de l'équipement, 5 à 7 h de marche entrecoupées de quelques pauses repos ou repas, arrivée au camping, montage de la tente, dîner entre 18 et 20h, dodo assez tôt. Un rythme pas franchement affolant, mais retrouver un lit, une couette et une douche hier à l'hôtel à Puerto Natales m'a fait réaliser quels sont les vrais plaisirs simples de la vie.